2 rue de l'Hôtel de Ville
70500 Jussey - Haute-Saône
tél : 03.84.68.03.16
pays.jusseen@wanadoo.fr


Samedi 26 juillet 2008 :
MARCHE NOCTURNE DE VILLARS LE PAUTEL
Marché Nocturne annuel avec concerts, animation de rue et vente de produits locaux.
Samedi 26 juillet 2008 - Villars Le Pautel (70)

Vendredi 1er août 2008 :
VISITE DES VESTIGES GALLO-ROMAINS
A Jonvelle, visite des vestiges gallo-romains, du village et de l'église. Verre de l'amitié. Proposé par l'Association pour le Développement du Pays aux 3 provinces. Renseignements au 03.84.92.53.52.
Vendredi 1er août 2008 - Jonvelle (70)


Du 1er août au 14 août 2008 :
LES ESTIVALES DE SAÔNE
Plusieurs concerts sur le territoire :
- 1er août : KARPATT - Jussey - 20h30
- 03 août : KARPATT - Alaincourt - 17h00
- 05 août : PROWPUSKOVIC - Magny - 20h00
- 07 août : PROWPUSKOVIC - Molay - 19h00
- 09 août : RUE DE LA MUETTE - Vougécourt - 20h30
- 14 août : BATLIK - Rosières sur Mance - 19h00



 Tourisme - Loisirs

 


 Patrimoine culturel

Le Château de Bougey

Bougey, bien que rattaché au canton de Combeaufontaine, n’est situé qu’à 5 km au sud de Jussey.

C’est pourquoi nous conseillons aux vacanciers amateurs de sites historiques de s’y rendre pour visiter les vestiges en cours de restauration de son château médiéval qui semble toujours veiller sur le destin de ce charmant village.

Voici, d’après le feuillet explicatif disponible sur place et avec l’aimable autorisation du propriétaire, les vicissitudes de cette ancienne demeure seigneuriale au passé chargé de plusieurs siècles de notre Histoire.

La Seigneurie de Bougey à travers l'Histoire

Les premières informations concernant la seigneurie de Bougey apparaissent dès 1127 lorsque Guillaume 1er de Pesmes est aussi mentionné sire de Rupt, Bougey et Oigney.
De 1284 à 1326, les sires de Pesmes abandonnent peu à peu leurs privilèges sur les cures et les églises de Bougey et d’Oigney, les laissant au profit de l’abbaye de Cherlieu.
Vers 1311, apparaît la première mention d’un château à Bougey, propriété d’Etienne de Bougey dit Bougeroz.
En 1352, les terres de Bougey passent à Béatrix de Bougey, nièce d’Etienne.
Les textes ne sont guère prolixes au XVème siècle en ce qui concerne Bougey et son château. On mentionne pourtant que Jeanne de Gouhenans épouse de Henri de Saint-Aubin, seigneur de Conflandey, fit reprise du fief à Jean de Rupt en 1427.

Au XVIème siècle, la seigneurie de Bougey passe dans la famille de Ray.
En 1540, Jean de Grammont, capitaine de cent lances, seigneur de Fallon et Conflandey est aussi seigneur de Bougey. En 1584, Claude-Gabriel de Grammont lui succède. Etant encore mineur et la terre de Bougey relevant de celle de Rupt, la reprise de fief incombe à son oncle, Claude de Grammont, abbé de La Charité.
Au début du XVIIème siècle Claude-François de Ray est seigneur de Bougey.

La seigneurie passe ensuite aux mains des Mareschal, noble famille de Besançon qui pour être restée trop fidèle à la cour d’Espagne se voit confisquer plusieurs domaines dont celui de Bougey.

En 1687, le fief de Bougey est vendu à M. Etienne de Camelin, originaire de Fréjus, commissaire provincial,, lieutenant-colonel d’infanterie, capitaine général des mineurs de France... Jusqu’en 1792 le château va appartenir à la descendance directe du seigneur de Camelin : les familles de Serrey puis d’Hémery. De 1792 à 1802 il sera la propriété de Jean-Baptiste de Serrey de Châtoillenot.

Le 27 août 1802, Anne-Marie de Serrey épouse Guillaume-Augustin-Jean-Marie Guyot de Saint-Michel. Dès lors et jusqu’à ce jour le château de Bougey ne cessera d’appartenir à la famille Guyot de Saint-Michel. Successivement Nicolas-Paul, (1805-1856), Joseph-René, (1846-1910), Paul (1884-1939), Georges ( 1919-1987) en seront les propriétaires, jusqu’à ce qu’il revienne à l’actuel, Jean, né en 1945.

Le Château et son architecture

Fort peu d’éléments restent aujourd’hui de l’aspect originel du château au Moyen-Âge. L’unique tour d’angle étant datée de 1584, il ne subsiste plus guère que la tour de guet avec ses portes piétonne et charretière, son système de pont-levis, ses meurtrières dont une à rotule, enfin son magnifique clocheton sur bretèche, d’où la perspective vers Jussey est imprenable. Un système défensif encore très présent donc, renforcé par un effet de bossage en pustules original dont on retrouve certains exemples à Langres et dans quelques châteaux environnants ; cet artifice à but défensif ou esthétique semble apparaître dans la région aux XVème, XVIème siècles.

Heurs et malheurs du Château

Un texte daté de 1584 montre que le domaine à cette époque comprenait une forteresse près d’une église, des « fossés à l’entour », un moulin et un étang, un jardin et verger, un colombier, une grange et un four, le moulin de la Perrière et une grange attenante, une chapelle jouxtant l’église, des vignes, des champs, des prés et des bois…
Allant de pair avec les énormes privilèges dont jouissaient les seigneurs de ce temps, le château devait avoir l’apparence d’une imposante forteresse flanquée de 4 tours rondes dont une seule persiste aujourd’hui.

Sa taille devait être beaucoup plus importante qu’elle ne l’est actuellement comme semble le confirmer la présence de quelques belles pierres de taille disséminées dans un périmètre assez conséquent.

Maintes fois malmené pendant les guerres franco-espagnoles au cours du XVIIème siècle, remodelé au gré de ses différents propriétaires, menacé comme tant d’autres monuments pendant la Révolution,